Les Écos à l’Elysée : un cycle de conférences organisé par le BDE

Aborder des thématiques en lien avec la présidentielle en compagnie d’économistes de renom : c’est le défi qu'ont relevé deux membres du BDE et étudiants en licence économie-gestion, Bryan Horel et Loic Lafage. Nous sommes allés à leur rencontre pour faire un bilan de ce cycle de conférences.

Bonjour à vous deux. Tout d’abord, d’où vous est venue l’idée des Écos à l’Élysée ?


Loïc : Je suis arrivé en septembre 2021 au BDE. Deux anciens membres, maintenant partis en Erasmus, ont eu l'idée d’organiser des conférences en lien avec les élections présidentielles. Je me suis donc inscrit au sein du pôle événementiel pour reprendre ce projet.
Bryan :  Je suis arrivé en janvier 2022 et j’ai directement intégré le projet avec Loïc. 

 

Pourquoi avoir choisi ces trois intervenants ?

Loic : Nous voulions une programmation éclectique, avec des économistes qui abordent différents sujets. Nous avons croisé nos idées et celles des enseignants pour avoir une programmation la plus juste possible.
Bryan :  Nous avons choisi ces interlocuteurs pour les différentes spécificités de leur travail. Nous savions qu'avec Patrick Artus, nous pourrions aborder des thématiques variées grâce à sa vision globale de l’économie. Avec Philippe Askenazy et Gilbert Cette, nous voulions aborder la thématique de l'économie du travail. 

 


Quelles ont été les thématiques de chacun ?

Loic : Il y a eu deux conférences sur le marché du travail divisées en deux thèmes. La première, avec Gilbert Cette, abordait le marché du travail, le droit dans un contexte de relation sociale et la syndicalisation. La deuxième, avec Philippe Askenazy, abordait le travail low-cost et l’uberisation du travail.

Bryan :  Enfin, avec Patrick Artus, les thématiques principales étaient le pouvoir d’achat, les inégalités et la dette publique. Nous avons parlé des thématiques les plus emblématiques de cette élection. Il a démêlé le vrai du faux, ce qui était possible de faire par rapport aux souhaits des candidats. Par exemple, une question a été posée concernant la dette de la France, car certains candidats proposaient de la supprimer partiellement. Il nous a expliqué par qui elle était détenue, et pourquoi certaines propositions étaient irrationnelles. 

Avez-vous eu de bons retours des étudiants ? 
 

Loic : 400 étudiants ont participé à ces conférences. Elles ont permis de rassembler des étudiants de Sciences Éco mais pas que ! Il y a eu des étudiants de la Faculté de droit et de science politique, d’école également avec la Rennes Business School, mais aussi des étudiants de l’École Normale Supérieur (ENS). 
Bryan : Oui, surtout sur la dernière conférence, car nous étions plus à l’aise. C’est aussi grâce à la venue de Patrick Artus qui est réputé pour avoir un discours accessible. Il a réussi à vulgariser des données pour permettre au public de comprendre facilement ces sujets. De plus, le format a été apprécié. Nous ne voulions pas de conférence qui ressemble à des cours "classiques". On demandait aux intervenants de faire une intro de 20 minutes, pour donner de la matière au public pour ensuite placer l’échange public/intervenant au cœur des conférences.

Que retenez-vous de ces trois conférences ? 


Loïc : Nous partions de loin. C’est un travail très important, tant sur la prise de parole, en parlant devant autant de monde, que sur la partie organisationnelle. Mais c’est super enrichissant ! 
Bryan : C’est gratifiant d’avoir organisé ces conférences en temps de Covid. C'était également la première fois que nous présentions un tel événement. On a dû passer devant des amphis de 300 - 400 personnes, pour annoncer le projet. Au début, c'était assez impressionnant.
Loic : Arrivés à la troisième conférence, nous avons commencé à prendre du plaisir. Il y avait moins d’appréhension, nous étions plus en confiance et échangions plus facilement avec nos interlocuteurs.

 

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Qu'est-ce que ces conférence vous ont apporté d'un point de vue professionnel ?


Bryan : Des contacts ! De plus, cela permet de sortir du cadre universitaire. On aborde pendant les cours les différentes thématiques que nous avons pu voir comme l’inflation, le pouvoir d’achat, mais de manière théorique. Durant ces conférences, nous avons analysé ces sujets sous un autre angle.
 
Pensez-vous refaire ce format l’année prochaine ?


Bryan : Oui, totalement. Il faudra définir une autre thématique.
Loïc : Oui, on aimerait refaire ce format, avec 3, 4 conférences réparties sur l’année. Mais il faudrait plus de personnes du BDE, car c’est énormément de travail. Nous avons fait un point avec les enseignants pour voir ce qu’il était possible de faire l’année prochaine. 
 
Merci à Loic Lafage et Bryan Horel pour ce retour et encore bravo pour ce bel événement !