Restranslate : la solution de Benjamin BROCHARD, diplômé Master SDIN, pour ne plus toucher les menus dans les restos

Benjamin BROCHARD, ancien diplômé du Master SDIN, nous présente sa web application qui va aider les hôteliers et restaurateurs pendant cette crise sanitaire : interview

Comment vous est venue l’idée de créer ResTranslate, cette start-up de traduction ? Pouvez-vous nous la présenter ?

Quand j’étais encore étudiant, je passais mes vacances d’été en tant que serveur au restaurant “Les pieds dans l’eau 2”, vue sur le Mont Saint Michel, et c’est là que j’ai découvert que la clientèle étrangère prenait beaucoup d’importance. En effet, elle avait en moyenne un panier moyen 5 à 6 fois plus élevé que la clientèle locale ! J’ai vite pris conscience qu’il était primordial de la satisfaire au maximum.
 
Nous visons principalement le secteur de l'hôtellerie et la restauration. Ce produit permet d’offrir à leurs clients un menu illustré et traduit en 12 langues différentes.
Au sein de la société, nous parlons le français, l’anglais, l’espagnol et faisons appel à des prestataires extérieurs pour 9 autres langues (russe, allemand, japonais…).

Concrètement, comment cela fonctionne ?

Restranslate, c’est une web application, c’est à dire que l’application ne nécessite aucun téléchargement, on peut l’utiliser directement via son navigateur internet. 
Le client va flasher un QR code que le restaurateur lui présentera, et pourra accéder au menu par exemple.
Depuis quelques temps, il n’est plus nécessaire de télécharger une application pour “flasher” un QR code puisqu’avec la plupart des derniers modèles de smartphones, l’appareil photo permet de le faire (par exemple, tous les iPhone à partir du modèle numéro 5, les Huawei, certains Samsung, etc.).
Nos solutions sont aussi utilisées sur les réseaux sociaux de nos établissements de manière à ce que leurs clients voient le menu depuis depuis Facebook ou Instagram.

Quand avez-vous démarré cette activité ?

Restranslate a commencé à être commercialisé en septembre 2019, j’étais encore micro-entrepreneur, mais nous sommes passés au statut de société seulement deux semaines avant le confinement (début mars) !

Votre structure est récente, comment avez-vous donc réagi au confinement ?

Dans un premier temps, j’ai eu extrêmement peur car nos clients ont été directement confrontés à la difficulté, et s’ils sont en difficulté, nous le sommes également !
Ce qui nous a avantagé c’est que notre clientèle achète le produit pour 1 an, en une seule fois, donc tous ceux avec qui nous avions contractualisé avaient déjà payé.
Le problème majeur dû au contexte c’est que la valeur ajouté que l’on propose (la traduction), est aujourd’hui limitée puisque nous observons une chute de 96% au niveau du tourisme international…

Il semblerait que vous vous soyez rapidement adapté ?

Oui, finalement c’est l’aspect “digital” du menu que l’on met désormais en avant, plutôt que la “traduction”.
Etant donné que le client n’aura qu’à scanner un QR code pour voir son menu, les restaurateurs n’auront donc pas à désinfecter les menus entre chaque clients ! 
Notre produit ne change pas, c’est la communication que nous réorientons. 
 
Nous avons également ajouté une nouvelle fonctionnalité plus rapidement que prévu : la fonction “commande à emporter”. Grâce à ce nouvel onglet, le client peut convenir d’une heure de retrait avec le restaurateur. C’était une évolution à venir, mais nous avons finalement avancé rapidement puisque le besoin s’en faisait ressentir.

Je tiens à remercier tout particulièrement le CLC qui m'a accompagné avec le dispositif InCube, ainsi que Kengo.bzh, l’Université de Rennes 1, la Faculté des Sciences Economiques, la Fondation Rennes 1, EIT Digital, PEPITE Bretagne, l’IGR-IAE de Rennes, YAO Bretagne, l’association Passeport Armorique pour Entreprendre, la Banque Populaire Grand Ouest, In Extenso...

ResTranslate
Tel : 02 30 96 04 79 / e-mail : contactatrestranslate [dot] com
site internet : restranslate.com