Samuel Joseph, étudiant entrepreneur

Rencontre avec Samuel Joseph, tout juste diplômé du Master Economie sociale et solidaire, parcours Analyse de projets et développement durable et étudiant entrepreneur, fondateur de la start'up Wil'bon.

Samuel Joseph
  1. Tout d'abord, quel projet avez-vous souhaité mettre en place?
  2. De quel accompagnement avez-vous pu bénéficier?
  3. Quel lien avez-vous pu faire entre ce projet et votre formation? Y voyez-vous une valeur ajoutée à votre diplôme?
  4. Je sais que vous avez participé à des concours grâce à votre projet entrepreneurial...
  5. Où en êtes-vous de votre projet? Quelles sont les prochaines étapes?
  6. Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait se lancer dans l'entrepreneuriat étudiant?

Tout d'abord, quel projet avez-vous souhaité mettre en place?

Dans le cadre de mon Master Économie sociale et solidaire, je me suis beaucoup intéressé au gaspillage alimentaire. C'est ce qui m'a donné envie de créer mon entreprise, Wil'bon.
Wil'bon est un terme créole qui signifie Oui c'est bon. L'objectif est de récupérer les invendus de fruits et légumes auprès des producteurs ou des supermarchés. Ces derniers ne rentrent pas dans le circuit économique et commercial pour des raisons de calibrage, de surproduction, d’aspect visuel et physique... Ensuite, le but est de donner de la valeur ajoutée à ces matières premières en les transformant (condiments, sauces, purées, compotes,etc.) puis de les vendre chez des distributeurs : épiceries fines, épiceries collaboratives...
 

De quel accompagnement avez-vous pu bénéficier?

Grâce au programme PÉPITE, j'ai pu passer de l'idée au projet en me posant les bonnes questions, en ayant la possibilité de frapper aux bonnes portes grâce au réseau PÉPITE.
J'ai également pu bénéficier d'un encadrement professionnel, avec l'aide d'un tuteur professionnel qui m'a accompagné tout au long du projet. J'avais également un rendez-vous hebdomaire avec des référents PÉPITE qui me fixaient chaque semaine des objectifs à atteindre, ce qui m'a grandement aidé.
Pour moi, PÉPITE oblige à sortir de sa zone de confort et chercher LA bonne solution, qui n'est pas forcément celle à laquelle on aurait pensé si on ne bénéficiait pas de cet encadrement : on entre avec une idée et nos projets évoluent grâce à l'oeil de professionnels.
J'ai également pu bénéficier du soutien de ma responsable pédagogique, Mme Castel, qui a su comprendre mon projet et faire en sorte que celui ci puisse aboutir. Ses encouragements ont été un vrai accompagnement moral au cours de cette expérience et cela m'a également permis de le valoriser pour mon diplôme grâce au stage.

Quel lien avez-vous pu faire entre ce projet et votre formation? Y voyez-vous une valeur ajoutée à votre diplôme?

Comme je l'ai dit, je me suis beaucoup intéressé au gaspillage alimentaire durant ma formation.
De plus, j'ai été confronté à la difficulté de trouver un stage pour valider mon Master. J'ai donc eu l'idée de "créer mon stage" : faire de mon projet entrepreneurial mon stage de fin d'études.
Cette expérience est pour moi très enrichissante tant sur le plan personnel que professionnel. Elle est également très valorisante pour mon CV.

Je sais que vous avez participé à des concours grâce à votre projet entrepreneurial...

Oui, j'ai participé notamment au concours national "100 jours pour entreprendre" pour lequel j'ai obtenu la 11e place sur 103 participants. J'ai également participé au prix PÉPITE pour lequel j'attends les résultats en septembre.

Où en êtes-vous de votre projet? Quelles sont les prochaines étapes?

Aujourd'hui, je suis à la recherche d'incubateurs dans les domaines de l'anti-gaspi et de l'entrepreneuriat. D'ici septembre, j'aimerai commencer les tests et l'avant-production, le but étant, à l'aide des recettes et fiches techniques que j'ai mis en place, de pouvoir obtenir des produits identiques sur toutes les productions.
Ma démarche commence également à être connue puisque lorsque je contacte certaines entreprises, ou lorsque je suis allé à la Chambre d'Agriculture, ils avaient déjà eu vent de mon projet. Je vais d'ailleurs avoir l'occasion de participer avec eux à la mise en place d'une cartographie du gaspillage alimentaire, pour savoir où récupérer quel type de produits.

Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait se lancer dans l'entrepreneuriat étudiant?

Il faut y aller : si vous avez une idée, lancez vous! Cette expérience m'a permis de sortir de ma zone de confort. Elle permet aussi de sortir des idées reçues qu'on peut avoir autour de l'entrepreneuriat, notamment le fait de penser qu'il faut beaucoup d'argent pour entreprendre.
Gardez à l'esprit également que nos erreurs nous aident à comprendre ce qu'il ne faut pas faire, comme des opportunités de faire autrement : on apprend beaucoup de nos erreurs, il ne faut pas les voir comme des échecs.

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